Category Archives: Lectures

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L3 — Le temple en Asie

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Le temple Megjid janraiseg et la faculté Güngaachoilin, monastère de Gandan, Ourga, Mongolie, juillet 1913, (Autochrome, 9 x 12 cm), Stéphane Passet, Département des Hauts‐de‐Seine, musée Albert‐Kahn, Archives de la Planète, A 5 450

(Temples in Asia), with Adeline Herrou — 6 lectures, L3 (3rd year Undergraduate) — 2016–2017.

Les temples d’Asie, comme nombre de lieux de culte partout ailleurs, se réduisent rarement à leur fonction religieuse. Lieux d’échanges intellectuels et sociaux, de rassemblement populaire, lieux de pouvoir et parfois même de commerce, les temples asiatiques sont loin d’être de simples lieux de prière, ou d’offrir un cadre neutre à une liturgie tout entière tournée vers le salut et la délivrance des fidèles.
Sur la base d’études de cas précis, en l’occurrence cette année les temples bouddhiques de Mongolie et les temples taoïstes de Chine, il s’agira ainsi d’envisager ces lieux comme des nexus d’institutions et de relations sociales, politiques, économiques – et bien entendu religieuses. Il s’agira, autrement dit, de prendre le temple comme un point de perspective ethnographique sur le reste de la société au sein de laquelle il prend place. Cela nous amènera également, chemin faisant, à nous interroger sur la spécificité du temple en tant que lieu de culte et ainsi de s’interroger sur sa définition en tant que concept anthropologique. La catégorie “temple”, autrement dit, peut‐elle s’appliquer à d’autres types de lieux (cairns, lieux de célébration d’une “modernité” sécularisée, etc.) que l’on avait pas coutume de nommer ainsi, mais qui en partagent les caractéristiques?

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M2 — Anthropologie de l’invisible

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Spirit seance, 1924, Flammarion Archives (©Société Astronomique de France)

(Anthropology of the Invisible) — 12 lectures, M2 (2nd year Master) — 2014–2017.

Il s’agira dans ce cours d’esquisser une étude comparative des aspects de la vie sociale qui ne relèvent pas d’un régime de perception ordinaire. Ainsi, on examinera dans le détail les conditions dans lesquelles des individus sont jugés capables de communiquer, intentionnellement ou non, avec des esprits, des fantômes, ou des extra‐terrestres, qui restent invisibles aux autres la plupart du temps. On s’intéressera également aux faits sociaux qui entourent ce genre de “rencontres”, à travers les sociétés humaines. Chemin faisant, nous seront amenés à poser les bases méthodologiques d’une anthropologie de l’invisible.

 

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L2 — Introduction à l’anthropologie des religions

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Mongolian shamans officiating at the ritual site of Eej Mod (Mother Tree), Selenge Aimag (©Gregory Delaplace 2008)

(Introduction to the Anthropology of Religions) — 11 lectures, L2 (2nd year Undergraduate) — 2012–2017.

Ce cours propose un aperçu des problèmes à partir desquels s’est constituée l’anthropologie des religions, depuis les fondateurs de la discipline (Tylor, Frazer, Durkheim) jusqu’à ses plus récents représentants (Descola, Viveiros de Castro). Comment interpréter les rituels ? Les religions supposent‐elles toujours des croyances ? Mais aussi: Qu’est-ce que le totémisme ? La sorcellerie a‐t‐elle une place dans les sociétés modernes? Le chamanisme n’a-t-il qu’une fonction thérapeutique ?

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L2 — Usages ethnographiques de la photographie

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Kwakiutl (Kwakwaka’wakw) Cedar Technology” (O.C.Hastings 1894) — F.Boas and G.Hunt appear holding the blanket in the background)

(Ethnographic uses of photography), 11 lectures, L2 (2nd year Undergraduate) — 2015‐pres.

Il s’agira d’examiner dans ce cours les conditions dans lesquelles la photographie a été – et continue d’être – utilisée comme outil d’investigation ethnographique.
Depuis les images rapportées du détroit de Torres par Alfred Cort Haddon (1899), ou de Sibérie et d’Amérique du Nord par les membres de la Jesup North Pacific Expedition (1897–1902), dirigée par Franz Boas, les ethnographes ont utilisé la photographie comme technique d’enregistrement des faits sociaux observés sur leur terrain. Après un premier moment de grand enthousiasme, au tournant du 20ème siècle, pour cette “nouvelle technologie” qui semblait offrir à cette nouvelle discipline qu’était l’anthropologie sociale à l’époque la promesse de données réellement “objectives”, la photographie a fait l’objet d’un désintérêt grandissant à mesure que la production du savoir anthropologique se définissait de plus en plus à partir d’une “observation participante” centrée sur l’expérience vécue de l’ethnographe, et que la vidéo semblait pouvoir la supplanter.
Plus récemment encore, alors que l’anthropologie sociale ne concernait plus seulement les sociétés exotiques, et qu’une bonne partie des sociétés humaines était entrée dans l’ère numérique, les ethnographes n’ont plus été les seuls photographes sur leur lieu de recherches. De technique d’enregistrement de la réalité, la photographie – à travers les images produites localement par chaque société – est alors devenue objet d’étude à part entière.
Sur la base de plusieurs études de cas, il s’agira de discuter tout au long de ce cours les différentes facettes des usages possibles de la photographie en anthropologie, et ainsi de se demander s’il est possible de déterminer sur quoi peut ou doit reposer l’intérêt ethnographique d’une image.

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